poematique expiraTOIre
chaque nuit tu couches avec mon ombre et je sais qu'elle jouit de l'encre que tu lui donnes
la marmaille du jour pour mes basques
volatiles piailleurs
éclosant sous le lit
chaque nuit tu la prends
contre les murs
contre le bord de l'horizon qui dort
une poignée de ses cheveux entre tes doigts fusain
tu grimpes tu montes tu croules
nuit contre nuit
les canifs du jour pleuvent sur ma blancheur
je demeure
inquiète
porteuse de marques
tes traits tirés sur ma peau
déchirent la journée