poematique expiraTOIre
La Suisse devrait être moins attractive pour les requérants d'asile. Au fil d'un débat très émotionnel, le National a considérablement durci mercredi la révision de la loi sur l'asile censée d'abord accélérer les procédures. La gauche a été défaite sur...
selon le principe des Vases Communicants, un texte paraît chaque premier vendredi du mois sur la page d'un blog ami. cette expérience particulière et stimulante est placée sous la protection de Brigitte Célérier alias Brigetoun liste des vases communicants...
"c’est précisément il y a 2 ans que l’aventure a commencé, suite à une invitation de Jérôme Denis à écrire sur son site, que j’avais proposé d’élargir. Désormais, le premier vendredi du mois, c’est comme d’ouvrir un livre, où les thématiques se répondent...
On a tous une tache aux poumons, un endroit qui tousse au moindre courant d’air. Je serre mes filets et les papilles. Ce froid qu’il fait soudain entre mes seins Ou alors tes ailes un indéfini sable A rebrousser les livraisons de liberté. Entre deux feuilles...
heure des transfuges j'avance mon corps Venise chaloupe noyée à l'envers des mitans le lit vaque tranquille à tes godilles de sommeil ma laine dans la tienne et nos toisons de suints on se prend par l'odeur la bure des absences tu pousses devant moi le...
Quelque chose se détache de moi. Est-ce la corde, ou peut-être l’enclos ? Est-ce mon cou, mon pharynx qui se brise soudain et me quitte ? Ma parole jet, ce tracé m’abandonne, me réduit en mors de poussière. J’y avais planté mes bras mes mains mes ongles,...
antiphrase musicale ça ne sert à rien d'écrire n'est-ce pas... la corbeille du temps est pleine de brouillons de chiffons du rouge d'un stylo si misérablemetn urgent. rien de mettre l'un après l'autre les ordinaires qui ne sauraient jamais te faire un...
lapin de myosotis je suce l'adn d'un pépiement je le sens battant son vol fragile entre mes dents électriques postillons de mésanges gigotant la liberté mais je retiens entre mes cages les succédanés de planeurs et les manivelles des zeppelins avec ce...
Il pleut des aiguilles à tricoter des anges De la flotte au point mousse débordante et pleine J’équeute dans les rizières des flaques et des îles le mélange frais du jour des mélancoliques averses sans cesse ces offrandes dégrafées qui mettent leurs petits...
Fermer les yeux Quelqu’un est de passage un nomade en quête de chevaux le col penché sur des fougères et son doigt à l’étrenne du vent Oh oui ! Fermer mes yeux À l’abri des chœurs et des silences et attendre là Que cela s’en aille me quitte s’éloigne...
je rentre d'un concert Pärt et Rachmaninov...Magnificat et Vêpres dans une église froide et nue chaque note les yeux fermés prière percée lointaine au plafond tout au- dessus de moi des graphies "mangeuses de temps" des lettres venues d'ailleurs et quelques...
parfois comme un songe la chute lointaine qui palpite je viens jusqu'à ton épaule sourdre mon encre sur ton pied nu parfois comme un songe j'ouvre ma veste femelle de moires et de soie pour vêtir ta peau d'homme qui se livre nu parfois comme un songe...
tu sens la paille mon amour le retour de fumée quand la porte s'en tape cette sueur d'ange revenu de tous les bleus tu sens le désarroi celui que je tiens au cartable de mon bras impalpable soupir des points de suspension l'air de rien la femme l'envie...
miroir supposé de mon âme vous n'êtes qu'un étrange sursis laissé dans mes parages j'identifie vos fourberies quand je crois votre regard je devine ce qui dupe mon coin d'oeil dans l'angle mort de la farce miroir supposé de mon être filasse de verre ramenant...
voici des arcs-en-ciel blancs livides qui tombent sur le sol ou montent peut-être une taloche sur le ciel l'énorme trace du vaporeux en colère qui poursuivrait un grain de soleil rappel à l'ordre des nécessités étaler son âme à l'assaut des frontières...
un oiseau pince l'aurore hypothèse de poète destiné à l'azur chapeau à plumes sur un pot d'encre - suis-je son unique écritoire sur l'étoffe de silence ma voix déroule le sien tapis rouge de convenance je poste mon étoile à bout de lèvres salive brillante...
l'éolienne emporte ma chevelure à l'étendue du monde tout se dissipe se dilue encres dans l'eau vive chaleur éventée d'un diadème de feu molécules grisées et transparence chaque goutte de moi baise encore aucun mot ne s'éteint métamorphose des choses...
des corbeaux carrés d'ailes noires dans le jus du matin traversent parfois le verre et la transparence ils posent avec le grand air cette buée de circonstance grelottement de corps vides, -de ce vide qui fait un son séché dans les calebasses- la touche...
homme aux cent papiers sarbacanes filantes des nuages tous bambous noués de colle de vin d'émail chassant en altitude homme ton radeau vertical tire le chalut de détresse les sels de traîne tamisent les éphémères leur vol qui se jette en l'air la forme...
quand je me serai couchée seins jardinés pour des tulipes de sang mon dos baisant la terre empreinte d'osselets dans ton chemin d'aiguilles que j'aurai accepté de rejoindre tes graines de lait qui fusillent le ciel que je serai dissoute et enfin dénuée...
tous les cailloux lancés font des flaques le champ du matin jonché de leurs miroirs je me penche sur ces trous d'entre les feuilles pour voir ma lune et je tourne que monte au ciel le parapluie de ma jupe voit-on mon coeur cousu dans son milieu oeil du...
pourquoi en bocaux avec leur cellophane d'émeri le vide et ses apprêts confits écrire ? jour nuit halte blanche personne ne descend le voyage est passé j'émets des billets sans qu'en sautent les cachets ne pas ou savoir pourquoi l'ellipse de l'univers...
il y a un orgue de barbarie entre tes échasses sa ronde raye ma vue comme une jupe de fille il y a ce pas trop tranquille d'étourneau ivre qui flanche et picore des yeux de vin le métrage de deuil entre le ciel et l'eau fait une traîne parfaite sur laquelle...
vain tressage des cours invisibles le flux des eaux ne fuit que chevelures le monde n'existe plus derrière ses mains d'enfant et tellement de doigts pour mieux lui faire barreaux j'ai mis à mon oreille trois filins funambules la mélodie nouée dans la...
monde déplié sur la table du ciel chaque matin au déroulant des jours modules et respirables d'un geste et en silences ceux qui respirent larges au-dessus là-bas loin monde ouvert avec sa clef de douze qu'il soit au jus ou aux épices ouvert d'un drap...