poematique expiraTOIre
Fermer les yeux
Quelqu’un est de passage
un nomade en quête de chevaux
le col penché sur des fougères et son doigt à l’étrenne du vent
Oh oui ! Fermer mes yeux
À l’abri des chœurs et des silences et attendre là
Que cela s’en aille me quitte s’éloigne
Que chancellent
le bruit des clochers qui appellent
les frissons dormant des herbes rases
et ces rochers d’un autre sang aux lichens amers
Ma vie de soldat enfante de mornes plaines
Où toutes les heures sont à marquer d’un pas
Je ne suis pas du paysage
Je boîte comme le fluide hoquetant des fontaines
Ces secousses j’y vais et puis je n’y vais pas
le cortège bancal d’étreintes lacunaires