poematique expiraTOIre
c'est un mal de jonquille comme une arête d'os une fibule une esquille pour me brosser le dos le jaune de l'ivoire ou le jus d'un pressoir la flèche toute pelée d'un ancien noisetier je poste des mésanges des viandes d'oiseaux de mai et ça fait de l'étrange...
l’atelier de réparations ne soude plus les escarmouches du temps aucune peau ne se retourne pour des jours meilleurs elle est usée de chemins de paroles trouée râpée lâches mailles désunie le spectre de la nuit a détouré sa fin et je l’ai vu glisser comme...
atteindre la cité intérieure aux édifices épars sur des lignes strabiques. -ton oeil et le mien se croisent sans cesse- les hauts et leurs collines en hologrammes, les bas et leurs stratégies d'échelle. et ce bruit de trottoir que font les femmes qui...
l'animalerie des silences tient à la longe ces voix émanations subtiles entre chair et ciel le flux télépathe et le cri accouplés de hasard l'enclos le détenu livrés à leurs simples regards ce projet sur l'horizon d'une liberté qui pousse dans un trou...
j'aurais aimé votre amour j'en aurais fait des boucles des cheveux de l'ombre d'église des fruits d'oiseaux dans le coude où je dors une rivière habitant la fontaine je l'aurais malaxé touché à n'en jamais cesser humé fumé mâché je m'en serais piqué jusqu'au...
l e monde dort une main sous la Terre et l'autre bravant le rêve les âmes sont en latence vers leurs prés de nuit et ces images à déchirer les murs désirs murmurés au chevet des chevelures hommes mutants des racines femmes chemins à semer les aisselles...
tropique d'amour sur la pointe du jour tes paupières se livrent et c'est moi qui vois tous les feux de la fièvre ces chenilles de sang cheminant sur une peau fendue de ciel jusqu'à ce temps de nuit quand tu crées le demain jusqu'à ces bourrelets de souffle...
passage l'entre qu'il y a une venelle sur l'éventail des doigts ces éloignements furtifs ces pas trempés impression sur filet d'eau attente de riens multiples de coups de sang collés comme fusil à la tempe le retour virage d'horizon tête courbe tourne...
convoi de silence fluide ou vent que fait le cri trouant l'espace loin très loin encore et sans jamais s'arrêter mes mots foncent encore dans l'univers toujours au bowling de ma desespérance je sais leur force rien ne s'use vraiment ils ont pris tant...
le nez pointe le ciel l'âme suspendue à son acier défroque de poussière ou jouet de moulin un cyclope fait son trou dans ma mémoire béance dune orbe d'ailleurs la plaie de ton mystère perforation de fontanelle l'esprit bat soudain une troupe d'idées noires...
un arbre a poussé dans ma tasse branches torsées vers un ciel de soucoupe matin mieux n'être personne mais quelques envols d'ombre l'éphémère l'onde n'avoir ni sang ni vie simple dissémination perdre ses yeux sur le chemin de Poucet exploser ses confettis...
une présure de lait trempe le jour entre étoupe et flocons -ces caillots de ciel qu'on respire pleines narines- des algues du vert des noyades palpitent logarithmes de l'angoisse vaisseaux à bout de bras la substance du chagrin fait varices et saccades...
tout mon cri vient de rentrer en cage feu de toi mon absence je sais où tu habites dévorant mon ventre ma tripaille de femme rouge j'enfante des sanglots ce jus de vie que tu pleures dans une autre les arches du monde sont bleues d'ecchymoses essorant...
dans mon silence à polir des agates de l'étendue de bise à l'angle de chaque mot l'échassier de la nuit fait vigie sur le cargo de peine mes étais craquent comme des chants de bois une étreinte de corde jouant de mon cou je lève les ombres qu'elles expirent...
le coeur chaud de la main tout contre les murs pour tenir la palpitation des éternités une braise de glaise tressaille oisillon de verveine entre les doigts l'autre monde bat d'une douleur prisonnière pleines racines entre lierre et ciel et pressé comme...
tu es un parc naturel ma collection d'airs purs un espace protégé le sentier des orchestres avec visite guidée grand concours à la plage pour un prix de beauté une affaire balnéaire ma livraison d'été et la villégiature aux thermes où déambulent les cloîtres...
tenter de désactiver mes fuites. ce ressac de piano qui n'arrête jamais de dérouler ses hanches ses moires et ces poignées de poignets qui ondulent. tenter de mettre un terme à la portée un point d'orgue à la course. et cette bielle incessante d'un rêve...
l'appel d'un nuage j' enfile l'éveil sur mon corps délit le costume de vivre le gâchis sur mesure de boues et de pluie nègre quelqu'un se lève aussi puisque l'horizon monte assis sur le fil de ma terre il dresse la lumière dans le cerceau des yeux faire...
j'ai étalé mon rêve outils cosses et mes pots de couleur l'éventail magicien des alchimies intimes j'ai poussé devant ma boutique de quoi tremper les ailes à l'assaut des parfums pour des achats au commis voyageur ai feulé mes avantages dansé la palette...
je me sens comme un voyage égaré dans une consigne céleste un insecte grésillant tentant de franchir obstiné une transparence figée sans attache objet volant sans identité racines agrippées à des vasques de nuages le sol me manque et dans ce transport...
je ne suppose rien hormis le vert des jardins qui poussent quand tout traverse c'est de part en part et je suis percée mes étamines en l'air drapeau mité et la quarantaine en semences le voyage danse en espaliers de la cambrure et des arondes tout le...
je veux magasiner des oublis histoire de me refaire une mémoire ou une moralité il y a des jours où tout se retire même les coins perdus des instants de cacahuètes bouche ouverte bouche cousue à gober des bonbons ou des coeurs cachous hiboux genoux pour...
ma peur de vivre est un faucon cagoulé qui tape dans mon sein ailes rabattues bec à vif pouls de mille à l'heure cette urgence qui me pousse au plongeoir des envols ne sens-tu combien l'air nous est compté et qu'il importe de finir sa chasse qu'il n'y...
plus de 600 morts en Europe pendant la vague de froid qui a sévi dernièrement. beaucoup, la majorité de ces victimes furent des sans abris des pays de l'Est. . mais lorsqu'on ose laisser crever des humains parce qu'on leur refuse le droit de boire leur...
pour ceux qui doivent fermer la porte sans regarder derrière eux, le coeur à l'étroit dans ce monde ne pleure pas j'ai déjà pleuré pour toi j'ai mis dans mes mains ce sel et ces pierres j'ai soulevé ce jour de mes frêles épaules jusqu'à ce que vienne...