poematique expiraTOIre
terrain vague. ces terres réactives, ces bordures amples ou étroites de l'abandon. d'un côté la civilisation, de l'autre la jungle. entre, cette indécision emplie de cicatrices de l'homme vague. des trous, des tas, de la terre si foulée qu'elle a déjà...
Ensemble Helios et la danse de l'Arcane XV N. Cabrita au violon maestrique ce que je sais de la mer c'est qu'elle revient toujours. à chaque fuite on "goutte" c'est tout ce qui reste... et puis on se remplit et parfois on déborde. j'ai mis mes pieds à...
il arrive un moment où l'on comprend - ça y est c'est là- à quel point l'encre est matière volatile. il y a des morts qui vous chuchotent leurs mots fragiles. intégration à l'éponge et lavis délicat. oui bien sûr, on s'en va. nous et l'encre autant que...
passer vers la nuit par les épaules en espérant qu'elle vous tienne chaud. passer la tête, les pensées les unes après les autres, tant de mailles boucle dans boucle qu'il me faut étirer pour en faire une écharpe un col sage à ras du cou. naître le soir...
le sol de ma cuisine est bleu. certains pensent qu'il suffit de le dire pour y voir des desserts à l'orange. il est grumelé de sel et d'épices dans lesquels se promène le chat. on pourrait alors imaginer des moutons ou des nuages. je passe le balai. je...
comme tant j'ajuste à mon crâne une passoire en guise de chapeau. le vent est irrespirable mais mettre nos trous à l'air nous est indispensable. on sort ainsi avec nos petites perforations et nos matières grises dissipées. le volcan est profond qui crache...
légère crispation. la mâchoire n'a pas toujours un levier à aube pour s'ouvrir. j'aimerais avoir sur la table d'autres constellations que des miettes. je déplace les restes, m'amuse à en façonner des paysages. le dessin blanc variable comme une perdrix...
la musique remonte, celle-ci n'appartient qu'à un seul souvenir. elle y a été cousue comme un bouton à vif pour passer dans un accroc à notre peau. il fallait toujours qu'on nous agrafe ensemble comme deux pans de laine. quand j'y songe, je ne savais...
pour Maryse Hache convocation des anges sur papiers glacés- la mort aurait verni nos mots d'une pellicule frigorifiée-. on a tous les pieds gelés, le texte en sarcophage. ce qu'on dit aura-t-il assez d'élan pour nous affranchir de ce froid chaque fois...
je ne vais pas faire semblant de la connaître, à quoi bon...c'était un nom dans une liste. on est nombreux comme ça à se tourner autour parmi entre. et puis moi ça fait pas longtemps... j'ai des excuses, bien assez et même en me taisant je serais encore...
je cherche quelque nouveau travers dans lequel engrener ma mémoire des mots des mots et le fil en ardoise du souvenir la pointe du compas sur le cercle de ta taille une autre sans doute te fera boucle la vie au tamis pour une collection de résidus de...
campagne. platitude sereine. tout autour. c'est du champ, de la bestiole, du courant d'air. je trône dans le nulle part, le désert, couleurs maïs ou terre fraîche. je me retourne, je cherche. en vain. pas de clochards, pas de bandes, de groupes menaçants....
parfois le soir aussi, la vie entre par les fenêtres. détails creusés entre les branches. le jeu flétri des feuilles, cet instant que je devrais prendre de face désormais, pour m'habituer, pour l'exercice patient et méticuleux de la mort et que je ne...
petit crachin du soir. je viens de repoudrer mon joli catafalque. couche de sucre glace sur le seuil du repos. il fait froid comme en absence. ces ruptures de communication, ces morses trépidants, ce poinçon dans le braille... mes doigts cherchent les...
élastique mon petit pouls saute dans les anges d'abysses malins poissons que personne ne suce oscillant sur des larsens et des décibels aveugles le sens-tu qui se la pète entre des valves d'étangs clandestin des marées lunatiques fronde des rythmes inutiles...
Vases communicants sur une idée et l'impulsion de F. Bon Décembre Laure Morali après un séjour-atelier au Labrador, Laure poste chez moi son journal de l'ailleurs. si elle savait comme son texte est au coeur de ces choses qui me tiennent au corps et au...
comment se portent tes inventaires d'univers? en as-tu mis en réserve pour les jours où je ne crois plus en rien? as-tu jeté le monotype en couleurs qui me charmait et me donnait accroire que ma vie était à ton goût? as-tu acheté de nouvelles images et...
voilà donc la nuit démaquillée. coton entre les doigts avec son cambouis de rien à foutre, cette couche ultra fine d'un peu d'air laissé sur la figure. ne pas bouger, attendre, laisser venir le monstre avec des poils de songe puis dégainer le fusil. j'ai...
oracle de taffetas de la peau. je peux te sentir. te piffer oui je peux. te flairer proche, dans la main dans la joue dans l'écharpe, mes cheveux. quelle voie silencieuse? te laper te chercher. tudieu possible. dimanche longue nuit. oracle des humeurs,...
VOICI UN SITE TRèS RICHE: LE MUSéE IMPROBABLE http://jlmi94.hautetfort.com/ link CE BLOG NOUS PROPOSE DE RELEVER CHAQUE JOUR UN DéFI ARTISTIQUE EXTRÊMEMENT INTéRESSANT DEUX OEUVRES SUR UNE THéMATIQUE PROCHE OU IDENTIQUE SONT MISES EN VIS à VIS. LES PROXIMITéS...
photo journal sudouest l'arrachement, l'exil. la planète tourne et le monde qui vit dessus glisse comme une masse compacte. je sens sous ce liquide, dessus la fine couche arable, des foules en voyage, en ballottements, comme peut-être ces buissons roulant...
Soudainement la lune se drape et je suis dedans Navigatrice de dunes et de sable au vent Le ciel est si bas qu’il rase les jades verts à sa bordure ma peau est emplie de trop de planètes Impossibles à vider impossibles à extraire alvéoles gonflées et...
tu sens la paille mon amour le retour de fumée quand la porte s'en tape cette sueur d'ange revenu de tous les bleus tu sens le désarroi celui que je tiens au cartable de mon bras impalpable soupir des points de suspension l'air de rien la femme l'envie...
5 avril jour de « Vases Communicants », lancé par Le tiers livre (François Bon) et Scriptopolis ( Jérôme Denis) . Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations....
après le vasescommunicants proposé par Giovanni Merloni, plus fort encore que lorsque le thème me fut livré, et aussi parce qu'il les a presque trop bien décrites dans son texte, mes ruptures éclatent à mes yeux ce matin. comme si sous-jacentes à ces...