poematique expiraTOIre
parfois le soir aussi, la vie entre par les fenêtres.
détails creusés entre les branches. le jeu flétri des feuilles, cet instant que je devrais prendre de face désormais, pour m'habituer, pour l'exercice patient et méticuleux de la mort et que je ne regarde que dans l'oeil d'un bourbon. le soir qui en met lui aussi du temps et des fadaises pour se laisser choir, le soir lent à se livrer, lent à prendre ses aises de sofa. je le devine, je le sens qui investit mon dos, gangrène muette dévorant ma quiétude.
la question de la nuit est si souvent la même, des histoires d'occupation, de chaises musicales, de vasques où des méduses effervescentes colorent l'eau du bain. de quel côté tu dors? à l'autre bout du lit, à l'autre bout du monde