poematique expiraTOIre
ô ce cœur l'animal !
avec des boutonnières et des rigoles balafrées, que veux-tu?
c'est de la vie bien ordinaire dont on cause, de la vie comme on la trouve au bazar du pain
tu le sais bien il y a encore tant de pâquerettes à cuire à la coque
de renaissances
sculpteure d'œuf, pas si simple
il faut savoir s'éprendre entre plumes et pouls
aux premières prises de vue, le ciel est devenu carré
lui aussi n'a pas débordé du sous- verre !
Oui, savoir faire des ovales de la bouche et tenir l'oblong le temps d'une naissance
difficile encore de dire ce qu’elle donnera
mammifère pelé
poisson de novembre
ou ce point de côté ?
le sol de ma cuisine est bleu
certains pensent qu'il suffit de le dire pour y voir des desserts à l'orange
il est grumelé de sel et d'épices dans lesquels se promène le chat
on pourrait alors imaginer des moutons ou des nuages
je passe le balai
je rectifie le cobalt avec de l'eau de robinet
l'animal ne va-t-il pas se mettre à nager?
avec mon point de côté, petite cloque triste je suppose toujours au même endroit
je n'y vois rien
mon message pour les abeilles et les papillons est sous enveloppe
j'attends la levée postale de l'aube
je suis prête ça vient
le voilà qui passe sous les seuils
et fout du lierre partout
je ne vois toujours rien je suis aveugle
c'est le silex des lampes électriques par temps instable
combien sommes-nous à ouvrir aujourd'hui l’œil dur des équilibres de pierres
des écrits alluvionnaires que l’on se passe de berge en berge ?
je tâte mon point sur le côté
le ciel est si épais que je nage dans le plancton des dieux
mes phares percent la fosse marine de leurs courts cylindres
il y a des choses que l'on sent au travers des pull-overs
des pousses avec des couleurs dans l'étoffe
j'aurais pu sans réfléchir sans chercher la lune
écailles ou ailes, il n’y a rien qui vaille ces élégances et ces possibles
nous ne faisons qu'inventer nos scaphandres et nos fusées
jaloux
à nous mettre sur le côté
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