poematique expiraTOIre
tu aurais aimé ma jeunesse. personne ne me disait alors ce qu'il fallait dire et personne d'écrire.pure. j'avais l'oreille collée contre mon ventre, le silence plein de confusions de langues et tout au secret. de l'ombre. je me taisais quand tu aimais...
marche courte distance. estimer en moi les chevalières de pas pour me rendre vraiment. me livrer? comment gravir le ciel avec les dents, mâchoire cramponnée. tout serrer et se hisser à la force de l'idée. comment franchir la limite, dépasser ma lourdeur..?...
écrire le matin d'une encre sèche, pleurer rend l'écriture aride. plus le corps se liquéfie plus la voix s'érode et blanchit. je cherche après l'orage le sol éparpillé. la gale chagrine de mes images et je brocante les restes. bris d'humaine par touffes...
dresser le voyage sur les épaules. un plein sac de pas et le poids des gravières. marcher mains dans la ravine et tremper la falaise. les eaux ruissellent comme des gazelles glacières et le sol dérobe tous mes chats, ces petites roulures d'affection....
ciel gris, de comète, avec cette jupe de traîne. montagnes effacées d'un coup de frottoir. tableau noir. il y a un petit vent de dessous les jupes qui secoue le rosier. tout le monde sèche tranquille et silencieux. ma main caresse mon bras. je cherche...
azur, tapis de routes, partout. le monde se croise au-dessus de ma tête. traînées blanches des avions. ils fusillent mon espace au bazooka, tous azimuts. grand filet de voyages explosés, mes cheveux en pétards. je suis l'ardoise bleue des passeports éphémères....
écrire à l'ombre dans les tons dissonants de l'impromptu, dans la fadeur grise des rebours de lumière. écrire avec le coeur pointu , au poinçon dans les côtes. parce que tout ce qu'il y a à dire est en-dessous de la Terre, enseveli dans un coffre de glèbe...
écrit-on avec son enfance? peut-être est-ce la bouche muette d'un foetus qui franchit le mur du silence. l'état souverain de tout savoir et de n'avoir rien pour le dire. recommencer sans cesse, se croyant incompris, reprendre, remettre, re faire. un perpétuel...
le chant des autres la nuit vous change la vue yeux troués il en faut des lucioles pour activer les rêves vous bourdonnez des intérieurs des places rouges et des oranges astronomes toujours sous les paupières pauvres quelque chose de neuf comme un monde...
autodérision.. levé à droite la muraille de brouillard du causse à gauche un soleil bleu. je respire l'angoisse de profil. où donc poser un regard droit et léger? le retour par voies indirectes s'amorce. je vire déjà mon oeil vers l'arrière- train du...
55 piges et jamais voyagé seule. tu parles d'une handicapée sociale... lundi matin je grimpe dans mon automobile rouge et je "descends" vers le Sud. étape après étape. me confronter à ma couardise, à ma solitude, affronter le lointain l'imprévu et les...
ma chambre rose et noire moire et pause soir et aube tant de mauves dures au coeur des bras et les infusions de menthe d'un été sous la pluie je lis que tu aimes et qu'ici il fait froid on écrase à plein tube des couleurs dans mon coin de chair et je...
je le fais ce chemin, je déroule mes métaphores, je les mets dans mes labours de route. je voudrais tant te connaître. tant parvenir ...à force de mots à ouvrir l'horizon.ils sont tous là, étendus sous mes roues. beauté fabuleuse et paysages épineux je...
le cortège s'ébranle ... une ville- la mienne- 50'000 habitants avec un coeur de gaucho.... ce matin pour la première fois de l'histoire de Fribourg un long troupeau de vaches a gravi la cité depuis la place de la Planche Supérieure en Basse-Ville jusqu'à...
l' homme aux seins qui pleurent puisqu'il fait beau chez toi je cultive mon champ de pluies les variétés lourdes et plombées celles qui tiendront tout l'hiver en pleine terre. de tes soleils elles feront leurs levures elles sauront y puiser des intentions...
alors comme des jeux et des moires un ciel passe un autre oiseau caché sous ton bras et ce piaillement cuit à la coque le fruit moelleux de ton silence que j'entends doucement entre des chambres noires et des paniers tressés. la cage est belle ouverte...
Etude de noir. ...mais faut-il écrire de noires ou laisser faire ce vide et me fondre dans l'état béant des ténèbres. -j'attends me semble être une belle homonymie pour de semblables insaisissables ceci dit-. nuits ou ouvertures. l'attente est un trou...
...vers ce point de fusion qui va percer la terre entrer par le dos quand tu m'auras couchée feuille pâle parmi les automnes quand tu auras dansé la pluie et le ressac la marche de la mer dessus moi et tous les humus entrer par ma plèvre ouverte où grouillent...
l'imparfait manque de présence ce n'est pas l'autre qui se dérobe mais soi dans le monde de l'autre l'exclusion étire l'existence entre deux portes la peau fait des élongations le souffle de la respiration se prend dans l'ailleurs ici on reste comme un...
J’étais l’inattendu, une faille comme surgissent les herbes dans les pierres, un instant vert au sein des laques et des glaçures. J’avais cette vertu d’exploser lentement, de devenir, de pousser sous la main, à l’aimant de la lune, nuit de nuits et jour...
clin de n'oeil aujourd' hui VASES COMMUNICANTS sur les blogamis Naomi Fontaine et François Bon Martine Sonnet et Cécile Potier Guillaume Vissac et Benoît Vincent Anne Savelli et Christopher Sélac Danielle Masson et Justine Neubach Jeanne et G@rp Elise...
petit sésame des graines folles picotin de la nuit que je saupoudre te voilà jeté volée de sagesse sur la fin un étourneau et le fil des savoirs semis nocturne qui fait de la lumière le tamis des ombres je caresse ces géographies gros plan sur le temps...
Autant j'ai écrit pensant faire grandir et assurer mon style, l'ai vu d'ailleurs devenir meilleur..autant j'en suis maintenant à tout vouloir baster considérant ce long travail en continu et application comme sans ancrage et justification. je crois que...
Je laisse tomber ce blog -momentanément peut-être- je n'en sais rien. ce que je sais c'est que je ne peux écrire sans source* vive et je crois que je roule à sec depuis quelque temps déjà. le jour la nuit l'ombre la lumière et cette aube qui faisait fusion...
et un petit retour vers le passé... Tchô técol: salut toi Adieu, ça joue?: salut, tu vas bien? il fait une de ces cramines: il fait très froid t'es roillé ou quoi?: es-tu fou ou bien...? ça sent le chupion: ça sent le roussi ce soir je fais la bruingue:...