poematique expiraTOIre
écrire le matin d'une encre sèche, pleurer rend l'écriture aride. plus le corps se liquéfie plus la voix s'érode et blanchit. je cherche après l'orage le sol éparpillé. la gale chagrine de mes images et je brocante les restes. bris d'humaine par touffes dans la pelouse.
infiltrer les mousses rases, à la seringue hypo-grammique. un mot coton un autre mercurochrome, baume pâle et coquelicots anesthésiques. laisser quelques bras en suspens. dans l'espace. pour des greffes spontannées sur des cahiers volants.
arpenter mon désastre sans savoir par quel labyrinthe, et compter et recompter le boulier des troènes qui longent le domaine.
tenter de rassembler une à une mes pièces, le matin d'une encre sèche