poematique expiraTOIre
avez-vous finalement reçu mes ombelles par courrier mes cerceaux de jupes le petit coeur mousseron avez-vous pris soin d'en grignoter les pédoncules bois doux toutes griffes dehors d'en sucer jusqu'au noir des dents le charbon qui rend fou avez-vous comme...
un étang que la mer le sable et les jards de rivière tout coule et se plie à la buée celle du puits des choses qui chavirent de la dérive des cargaisons tout sel et vieux citronniers fruits de parasols un étang haut infini corridor comme l'épuisement...
à l'embouchure mes lèvres comme un lacet de soulier je dois avoir des airs qui marchent au corps peut-être suis folle et tout ce que la main cueille avec jamais ni maintenant ni le temps une fanfare roule mes cigares la fumée bleue penche et tangue à...
les processionnaires face à fesses jours après jours pluriel d'évidence scandent ces reprises travaillent à la chaîne liés debout sur le comptoir paquets ficelés en route pour la suite et fin chaque différence me ramène à mon semblable mécanique silencieuse...
1 mai..la tradition fribourgeoise veut que les enfants passent de maison en maison pour chanter alors je chante... j'ai ma conduite extérieure pour bien prendre les contours pour longer la bordure et le bas-côté des choses. ma conduite rutilante sortie...
voici le repos un rêve dans l'autre couture de faufil pour demain ouvrage de saisons en rapiècements d'hiver tous ces frissons qui s'y lovent locataires des banlieues du tendre tous ces désirs recrus vannés battus de vent copeaux des habitudes qu'on ne...
peut-être des organdis suffiront-ils à mes épousailles de deuil des voilettes satin à même la peau pour des cartes funèbres le grand carnet de bal ne désemplit pas des valses du vent et les pommiers encensent les ténèbres par poignées de roses je ne fanerai...
ai tapissé ce bain de piécettes de fontaine pour des voeux offerts à mes dieux domestiques un avenir qui brillerait sous l'eau un nouveau son entre cuivre et dorure le flic flac distillé du hasard pile ou face balancées dans le ciel où les moineaux ont...
résister à la mort faire front de tout son front poser contre elle cette force volcanique qui est le magma de l’intérieur de soi résister éprouver sa résistance ce moment électrique où tout pourrait sauter où la force devient faiblesse l'impuissance puissance...
les neiges font sur le ciel des brise-glace la saveur de l'eau leur montent à la tête navigation de fortune pour les chercheurs de mondes les esquifs de pierre dressent des proues au bout du voyage tous ces bateaux chavirés voguant sur le bleu leur mât...
Mains vertes à la tamise des vents solaires La voix se plie aux sons d’une autre voie Le secret s'exonde Homme de buvards de résidus d'haleine Chaque bruissement du Temps poursuit sa fugue Ombre et lumière perfusées Une force inouïe creuse dans l’éternel...
le chevalier de cendres arrime son voyage ses échasses de dentelles sur un fuseau c'est la fête des poudres des étreintes de lumière transparences baisées au milieu des couleurs ses yeux sont des vitraux de grandes maisons de verre ses cheveux des lucioles...
lu dans Cles: qui a goûté un chaud lapin, peut connaître l'amour du râble l'égoïste est un généreux introverti mieux vaut avoir un grain que d'être un exprès sot le radis ça me botte , le pas-radis ça me botte aussi un vieillard maniaque devient vite...
quand on a saisi sa veine dépecer ensuite le pouls et le sursaut tirer à nerfs vifs guimbarde et sentiments pour toucher le temps d'une secousse cette électrique cloque où gésir les amours défectives d'une alène de guêpe infecter la platitude et le morne...
bonjour mon cadavre vivant, mon corpuscule griffonné de Verbe, mon atome d'humeurs et d'un mauve viscéral. ma boîte précieuse radeau d'éternel brassant à la louche la fonte des terres, mon voyage en l'espèce, ma résidence de ventre, le bruit tréfonds...
dommage personne ne sait comment tu envisages de faire l'ombre te mettre debout un parc à tes pieds et le bitume orange debout sur les statues et saisir la lumière face à face par tous les marbres, les granits les mains ouvertes pour créer le vol gris...
à votre avis, est-ce qu'il s'est vu...? beau beau et con à la fois c'est pas du Brel ça..? la ville est pleine. grouillante avec son vermifuge du week end. l'agitation, l'ébullition qui cuit le virus vital. demain sera morne dimanche. pleine d'humains...
un sympathique souvenir fais-moi un chef d'oeuvre mon mal Absolu, une merveille une ultime merveille pour y jeter tous les lacs. fais-moi un énorme trou noir. dans lequel je pencherais versatile ordinaire jusqu'à la confusion. je sais que c'est ce que...
ΟΟΟ Premier vendredi du mois de mai. Ça y est c’est le moment d’ouvrir le salon et de sortir ma belle vaisselle : les Vases communicants. G. Merloni http://leportraitinconscient.com/ va arriver. Il aura, je le sais, les mains pleines. Bouquet de choses...
abandon- retour clavier. le noir que j' "enfance" à petites touches de trouillasse, des phalanges, des étourdissements intérieurs toujours croire en avoir fini mais en finir encore toujours être à la reprise, le cercle qui monte et qui rompt parce qu'ils...
toute la peau est triste ce matin, un solde de mésanges, poudreuse à becs secouée sur le bureau maldonne des coupes et des laisser-aller, j'ai mis sur la table mes négligences juteuses ténèbres remise du feu à son bougeoir la lumière bégaie dans sa geôle...
ce blog n'est pas libre de droits. tout emprunt de texte doit faire l'objet d'une demande d'autorisation et doit être accompagné du nom du site et de celui de son auteure ce blog est désormais mon site d'archives nouvelle adresse blog link la route n'a...
roulement sur le moyeu de la journée. tout tourne. chaîne intacte et engrenages. ça tourne aussi le ciboulot qui a un petit hamster dans son moulin. j'espère cet autre versant de la colline. je grimpe au pédalier, à la clepsydre de brouillards - ce matin,...
sortir l'écumoire le jour semble vouloir faire mousses et fracas relire la méthode sous le coude et fabriquer des mouches à attraper les bulles gonfler à la seringue une aurore bonnes humeurs botox une passoire a pelleté la fontaine brasse athlétique...
je me lève tu es y a-t-il d'autres motifs pour peindre l'éveil rétablir ces perspectives et l'équilibre tendre je penche vers -pour toi je trafique mes poids et mes mesures- l'amour non identifié des choses je me lève tu es y a-t-il d'autres goûts pour...