poematique expiraTOIre
Sur nerval.fr ( François Bon) link site de publications en ligne -s, me retrouver avec une nouvelle où je me projette dans la peau d'un mec... me sens honorée des présences de Camille Philibert | Toi, l’aventurier Cécile Baltz | Dérives Michèle Kahn |...
enfermement maison close aux bords dorés avec ce joli noeud qui coulisse tout autour comme un cadeau et moi dedans insecte furieux contre les murs. savoir un autre lointain vivre battre semelle tanguer revenir froisser froisser sans cesse les élytres...
Appel à soutenir la Quinzaine littéraire sans réception critique, pas de littérature Note du mercredi 8 mai : lire sur Oeuvres ouvertes le texte de Maurice Nadeau, Vous ne laissez pas mourir la Quinzaine ! La Quinzaine littéraire va mal, et ce mois de...
froid sur nous. l'hiver semble vouloir donner la main au prochain. on ne voit qu'au travers des rideaux de pluie. un peu plus haut de neige. il faut forcer son destin à l'espérance. la belle mesure! déséquilibre total. nos âmes noires pèsent lourd et...
oh! oui! ce fut quelqu'un pour moi. une personne sacrée, un de ces êtres précieux infiniment pour des raisons autant inexplicables que démontrables... le plus indicible étant bien sûr le plus important. c'était un lien, un fil, une main, celle que je...
s oudain comment c'est de te rencontrer si tant de pourquoi si tant de trouble la question passe sa jupe est mitée mon écharpe une balise à trottoir oh! comment c'est de te rencontrer comment c'est...? ce bruit de silence ce temps de bruits et moi comme...
les arbres dans la brume font des juifs sur la route des morts la nuit processionne et mes pas traversent le temps je tiens le fil de leur voyage pour l'autre monde et dans cette ouate de pluie et de dentelles, je cherche à leur suite le sens du chemin...
prépare la voile tends-la d'un océan à l'autre cloue-la de piqûres de punaises du dard des hommes fous prépare -là d'enduit,de la poix, du blanc de l'homme ne lâche plus ce radeau sa ligne de flottaison dessus ta charge, ta décharge, le sang, le vin ,...
Ce n’est rien que l’étrange l’entre m’habite ou s’en va ange passant le seuil des éclats entre bâillé pour que je respire le grain de peau arque l’âme et sa flèche texture velours sur un projet de perce loin encore loin le mot suppure rude d’un désir...
tends-moi ta peau le dos sur lequel je marche et tout le reste qui fait frappe tends-moi ta joue que je marque tes pas dans ma main et ce poids si lourd de la musique quand je t'entends tu pousses en moi comme un vieux très vieux chagrin celui que l'on...
limbe de puits ton astre gicle dissémine capillaire des tissus fragiles limbe de suie d'encre du sang noir qui feule ces griffures siphonnent le ciel jusqu'à des nuits sans fin lentes obscures nidifiant 0vulant des souillures et puis l'ombre tout en venelles...
où est ton sommeil entre les rideaux tes serres se balancent une cage d'ombres frissonne il fera beau je goûte les tessitures de l'eau quelques pinceaux font ramures -quelle que soit la messe c'est en corps qu'elle se prie- j'arrive à mon état de vivre...
le bouturage des misères un bras dans la terre les doigts racines tout devient arbre et ramure et la porte des oiseaux comme un oeil sur le front fait voix à l'absolu chant du buisson dispensaire des vapeurs de cime jardin en vie l'existence traîne derrière...
j'habite l'ensemble vide des orbes des pendules le tic et le tac du temps en continu spirale des étreintes encordant le silence l'ombre qui passe est trotteuse de couloir tout au bout mes traces pas fugaces noirs volatils posés comme des ailes sur un...
c'est comme ça le goût du vent moi aussi j'ai visité des arbres des jardins de géant des amazonies de pluie l'autre monde des oiseaux j'ai moi aussi frôlé le temps comme s'il m'avait permis un peu de peau un peu de vie j'en ai encore les mains pleines...
regarde-moi ose ose me charcuter mes veines fossiles de lointains courants disséquer mot à mot l'amour fou que je te dis scrute ma voix et ses failles les trous d'air dans lesquels je me perds et te trouve regarde- moi ose recevoir mes gifles d'amour...
Dans mon âme ton enveloppe un rendez-vous papiers pliés dépliés ton enveloppe de poésie l'invitation à faire jouir avec tous ses parfums laissés sur moi je l'avais taguée sur ma jambe pour accéler mon pas -le temps est toujours si long d'avoir un instant...
il ne reste rien tout est propre rangé table sans vie et légères candeurs j'aimerais parfois penser à autre chose que rien ne reste serait bon signe ce net aèrerait le printemps et le printemps me signerait sans doute j'aimerais parfois penser à autre...
une femme engrène ses parfums des matous en felouque de ciel raffutent sous ses draps rames dame ce plus léger que l'air ces minons d'odeurs pour des impostes d'arcade les voiles gonflent comme des seins d'amour un miaulement à fêler les oiseaux une migration...
j'héberge des fantômes dans un coeur d'oubliettes feux follets jouant à cache-cache ou jetons de présence dans le fond de ma poche ils sont là et je le sais comme je me souviens de la voix du chemin des odeurs des bribes de lumière qu'on porte à même...
des épaves posées comme carapaces sur le dos à courber l' échelle en osselets quadrillées de cartilages, de rognures et d'un temps qui se pèle havresacs de souvenirs et des douleurs avec lourdes à rayer les bitumes et fendre le désert cosses d'âme et...
moi j l'ai pas connu que j' voudrais pouvoir dire avec des accents graves pleins les prières pas attendu pas pris à quoi bon me mentir on parle de l'importance des choses qui passent et sans restes on cause toujours et c'est presque à peines j' voudrais...
procession les pas accordéon je viens je pars égrener le temps sur le moulin à prières un mot un autre et un autre encore comme des taches sur le carnet de route des sursauts de pinceau hoquettent sur les beaux jours papillons papillons les méninges battent...
brisures ces fracassées de silence qui s'effilochent et font des dentelles sdf sur le bord de l'âme où loges-tu mon être que rien ne contient coulures rimmel des toiles arc-en-ciel tous ces oiseaux perdant de l'encre bavures d'un buvard essuyant l'inconscient...
promenade chaque note est un pas intérieur chaque silence une conversation avec l'éphémère celui qui marche en lui rencontre son hasard présent du désir la lune se répand dans son champ de femmes le maïs des hommes tremble et sur mon clavier de noirceur...