poematique expiraTOIre
j'héberge des fantômes
dans un coeur d'oubliettes
feux follets jouant à cache-cache
ou jetons de présence dans le fond de ma poche
ils sont là et je le sais
comme je me souviens de la voix
du chemin des odeurs
des bribes de lumière qu'on porte à même les yeux
et si je ferme les doigts
les lignes de leur vie se cambrent encore
comme l'arche des ponts