poematique expiraTOIre
la nuit les anges lunatiques froissent le maïs de l'air miettes blanches sur l'absence l'ombre que tu fais trône encore entre mes duvets d'oie l'ombre que tu fais et celle que je sens grandir en moi comme une marée de craintes et de naufrage qui lentement...
j'ai pris mon corps d'écorce pour un beau canoé et chevauche mon rameur à poèmes en passante traverse d es graphies océanes le sextan de l'archer pointe le carreau du lointain la tempête déboule grain de folie sur mon tapis je bois de l'esprit de ciel...
dessine-moi un oiseau, j'en ai assez des moutons même gris, même brisé de ciment. découpe un battement volatil, cette humeur , même goudronnée, qu'on dirait transpirée des sépulcres. mets-moi ce vol à la page, tout charcuté de doigts de bagues de précieux...
si je t'aimais assez tu le saurais, aucun mot ne serait, aucune phrase, pas même un poème au centre de ma paume tu le saurais par coeur, par tout ce qui respire et la pierre si je t'aimais assez tu vivrais d'évidence, dans l'épaisseur des étoupes et la...
il y a un an dans une semblable nuit mon père mourrait. je suis dans cette chambre où il a souffert s'est levé pour la dernière fois et pouf.... est tombé. seul, sans ses enfants, sans moi non plus qui ne l'ai trouvé qu'au matin. je ressens encore la...
le souci quand on va comme ça presque nue, dehors, de même couleur que l'azur, de même écorce que l'ombrage c'est qu'on ne croit plus vraiment au malheur. on se sème parmi les semences, on se cueille parmi les cosses, on s'égrappe facile, rouge en raisinets...
Nouvelle parution de l'AUTOBUS Chaud'7 la formule Fabrice Marzuolo les mains dans le cambouis de la poésie...Veiller à ce que les pieds ne soient pas qu'une manière de ne pas se salir les doigts, une sorte de papier hygiénique du cul de la conscience....
tu dors enroulé dans ta nuit contre elle tu fais tronc mains encochées à ses reins bouées de survie dans une ordination de mer j'écoute le bruit de ton radeau les étranges flottaisons des plus légers que l'eau ton adhésion de palissade sur le courant...
avoir son monde se résume à tenir tête à son miroir songer à le prendre par les chemins de traverse par les encoignures et arpenter le lisse parfait d'une gelure en triple axel et lutz elliptique avoir son monde inaltérable inviolable forteresse de l'inutile...
bricoler ses demains après la nuit sans trève enroulée dans le colimaçon de sève heures larvées des métamorphoses facteur rhésus imago négatif tout boulonner serrer serrer pour éviter les fuites se tirer et même la langue tailles au canif des stolons...
à l'aveugle je goûte l'inexistence ce goût de flou qui fermente avec ces bulles et ses cloques réactives ma chimie a mal à ses sublimations et mes passages d'alcool au ciel envoûtent mon crâne et mes cheveux je disloque tête à queue j'univoque à la une...
on peut mettre des étapes de sirènes à nos bans de poissons ou des haltes en nasses des séjours d'épuisette avant d'en venir à lever un filet songer attendre la quinconce des écailles -deux pour toi deux pour moi et le centre pour le ciel- que des eaux...
encore un baiser de pivoine de la pressure de griottes au coin des dents, petit crime parfait sous cachet de carquois. me ramener à terre par la piste crépuscule rideau tombé sur les affres de l'air. c'est vrai que je me fais des idées comme d'autres...
pour la première fois, me décide pour un carnet ligné. ne plus voir mon écriture valdinguer dans tous les sens des fibres, m'est apparu comme assez sain et m'autoriser -s'il le fallait- cette acquisition inhabituelle, justifiant si facilement mon texte...
je suis dans le catalogue prestige entre porcelaine et verres de cristal, friable grès flammé pour un vin entêtant entre les frivolités ordinaires et le service du dimanche, inutile brillance pour cisailler le jour dans les pages glacées d'un long rendez-vous...
Paresse du matin. du jour. et puis celle du soir. Assise sur mes petites vertus, mes miroirs aux acquêts mes réserves de noisettes. Assise et repue, obèse de mes satisfactions, face à la mer les pieds dans l’eau en état de latence parfaitement alanguie....
le silence est le linceul de l'amour. bande monochrome tout autour. on noue ainsi les morts de stries muettes. la vie sûrement est dedans, à l'étouffée étroite. j'ai sorti mon canif. je taille dans mes jupons de cagoule des yeux et le tour de la bouche....
me promener sous la cloche tuilée, refaire à petits patins les trajets polychromes. c'est la valse ménagère. un triple axel de Carolin sublime, un loop de Mister Proper. ben je danse en tenant le balai, c'est une chose courante. je vais de vitre en vitre...
d'abord je lui en ai voulu de ne pas m'aimer. n'étais-je pas après tout sa fervente, son exhalaison de feux? j'éventais sous le doigt des parfums comme des créances dans les mailles du vent. j'avais des étuis pleins de ravissement, des corolles en cornets...
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jamais trop de couleurs, jamais assez de cette confusion, ce brassage, chaque toile entre dans la tête comme un mal lancinant avec ces doses anxyogènes, ces répétitions martelées. l'oeuvre est un couteau à berceau trempé dans les pâtes et les crèmes....
haut les coeurs...pourquoi n'est-il pas assez haut? il est pourtant bien dans la cordée à pitonner le vertige... je bouffe les îles flottantes, de la nuée. la varappe d'appartement, cela ne compte pas? on est sûrement des milliers d'adpetes de la grimpée...
puisque Décharge me fait le grand bonheur et l'honneur... je voudrais remercier Silvaine Arabo et Samuel Potier éditeurs. EDITIONS DE L'ATLANTIQUE . NOUS ÉDITONS : . . - POÉSIE FRANCOPHONE (VERS OU PROSE) 03 COLLECTIONS * PHOÏBOS * EROS/THANATOS * THÉMIS...
dali du dimanche/ et poisson soluble bretonnant façon rock n roll Le poème redevient soluble dans la poésie, son orient fragile et changeant nous parle sans cesse d'une eau mère, d'un plasma poétique dont la pulsation l'irrigue et auquel continue de l'unir...
donnez-moi un peu de ce sang qu'on dit frère pour le goût de couteau qu'il retient cette lame à ma lèvre et qui serait de votre doigt donnez-moi de quoi vivre un relief de veines à mettre sur mon pouls un jour vous saurez de quel poids sur le coeur je...