poematique expiraTOIre
le souci quand on va comme ça presque nue, dehors, de même couleur que l'azur, de même écorce que l'ombrage c'est qu'on ne croit plus vraiment au malheur. on se sème parmi les semences, on se cueille parmi les cosses, on s'égrappe facile, rouge en raisinets de seins. quand il fait bon, avec cette bonté bleue d'un ciel simple, que l'on sort décidée à y mettre les mains sans calcul, sans aller aux lendemains des fleurs, sans autre pensée que de soulever son corps jusqu' aux aisselles des arbres, respirer peut-être ce qui tient l'amour si haut,..quand on sort en refermant devant soi ses pensées monotones, chaque pas effritant des empreintes de poussière oh! oui le souci c'est de rassembler en gerbe dans ce calme béat le parfum d'un autre temps