poematique expiraTOIre
à l'aveugle je goûte l'inexistence
ce goût de flou qui fermente avec ces bulles et ses cloques réactives
ma chimie a mal à ses sublimations
et mes passages d'alcool au ciel envoûtent mon crâne et mes cheveux
je disloque tête à queue
j'univoque à la une des pipettes un goutte à goutte d'or
tanin d'arborescences
mes veines ramifient à bout d'envie
je mesure le reste de l'espace qu'il faudrait pour secouer mon drap
une étendue d'ivresses
et des passages jaunes à perte de rues