poematique expiraTOIre
dessine-moi un oiseau, j'en ai assez des moutons
même gris, même brisé de ciment. découpe un battement volatil, cette humeur , même goudronnée, qu'on dirait transpirée des sépulcres. mets-moi ce vol à la page, tout charcuté de doigts de bagues de précieux ergots. et puis son bruit de fenêtre ouverte, cette lame obstinée à cisailler la nuit .
dessine-moi tout ça qui se tient sur ma branche, même corneille même pigeon, ces volailles de gencives à nerfs. j'en peux plus de ne jamais rêver, de faire mes équilibres sur le parc des ouailles et de tisser chaque nuit des laines interdites.
dessine-moi un oeil de côté, un os à chanter de la plume et puis de l'air , de l'air à découcher