poematique expiraTOIre
pour la première fois, me décide pour un carnet ligné. ne plus voir mon écriture valdinguer dans tous les sens des fibres, m'est apparu comme assez sain et m'autoriser -s'il le fallait- cette acquisition inhabituelle, justifiant si facilement mon texte (sens word du terme cette fois) je constate déjà d'ailleurs que c'est une fort bonne initiative et qui va mettre peut-être à mon insu de l'ordre dans ma tête. ah! rien de tel que le concret! belle ironie pour une rêveuse...
le journal est une traversée d'émotions mais de loin pas toujours la traversée de mes faits divers. ce que j'y écris ressemble -comme le transmettrait un cliché Polaroïd - à mon état de penser mais non de faire. si je suis triste, nostalgique, je trouverai quelque chose de présent éventuellement, mais tout aussi bien du passé susceptible d'évoquer au plus près et le plus exactement possible la nature de mon état intérieur. tiens! ce jour, dans la grisaille du soir et l'insomnie envisagée le souvenir ancien d'un amant aussi incontrôlable qu'insaisissable m'est revenu comme un flash polychrome, image de moi dormant pour ne pas l'attendre et de lui toujours inattendu.