la nuit les anges lunatiques froissent le maïs de l'air miettes blanches sur l'absence l'ombre que tu fais trône encore entre mes duvets d'oie l'ombre que tu fais et celle que je sens grandir en moi comme une marée de craintes et de naufrage qui lentement m'efface du monde large frottoir d'encre sur ma bouche
je passe vers l'invisible là où ne restent que les restes les lèvres de lait d'une très vieille enfance subtile suspension des missives de l'amour de l'eau