poematique expiraTOIre
azur, tapis de routes, partout. le monde se croise au-dessus de ma tête. traînées blanches des avions. ils fusillent mon espace au bazooka, tous azimuts. grand filet de voyages explosés, mes cheveux en pétards. je suis l'ardoise bleue des passeports éphémères. quand ils écrivent un a je crois qu'ils pensent à moi et je ferme les yeux en murmurant bonjour en toutes les langues que je sais. moi couchée dans l'herbe, la mappemonde des trafics en l'air tourne tourne et m'enivre. le hasard des fuseaux ligne mon temps je lévite avec un rêve télé-porté. je marche encore sur les oiseaux mais il fait chaud si chaud...je crains que leurs aiguilles ne percent bientôt mes baudruches et qu'il me faille redescendre en piqué, moteur coupé, cylindres serrés..
VVVV.vraaaaaaaouuuuuummmmmuzuuuuuuuuuuuuuuuuuuuBRRRRRPRRR!