poematique expiraTOIre
Mammifère sordide, il manque à ton idée d’évacuer des œufs et de perdre des plumes. Tu niches à poil touffes arrachées aux barbelés, ta tête enroulée dans ton sexe, à naître et mourir sans cesse, mouillée, saignante. Sans la moindre coquille ni l’infime chrysalide. tu vagis, tu épècles tu désarticules ta nostalgie de ventre. Anse faite à des promesses inattaquables. Vivre semblait tenir debout, deux pattes aux cals durs, quand tu n’avais encore que des doublures de carbone pour recommencer tes histoires. maintenant il te faut changer de territoire, passer en mode volatil, poser ta masse chaude pour un troc de couleuvre. sang froid maîtrise muette et l'iris fendu sur un univers louvoyant