poematique expiraTOIre
je serre la brassée vide te forme sous la langue te rumine à joues juteuses. je te cause les crocs aigus. tu as le coeur assis et mon âme sur les genoux. une berceuse distille une layette rose sur le matin, rosée distribuée tous terrains. dégustation d'une part de terrasse mais que passe ton ombre quand j'attends sous les parasols.
je mastique tes gravures, la table en est couverte. au couteau, au poinçon, à la dent de fourchette. dans le rouge terni acryl de vieilles augures. je mâchouille le mystère que mes yeux ne descellent jamais vraiment. tu as dû laisser ton numéro pour me revoir. mais comment le recomposer dans ces chiffres défaits. mettre du sublime dans ces ossatures, mots, tous dépiautés désarticulés inscrits là pour allumer mes paniques de fille... ne rien savoir me rend sauvage, bête, rage et chaîne. et je traverse à l'éclairage artificiel la blancheur de ma mémoire. qui es-tu?