poematique expiraTOIre
l' homme aux seins qui pleurent
puisqu'il fait beau chez toi je cultive mon champ de pluies les variétés lourdes et plombées celles qui tiendront tout l'hiver en pleine terre. de tes soleils elles feront leurs levures elles sauront y puiser des intentions de fleuves des projets de deltas où toujours elles prospèrent et font chou blanc. je sème en rigoles en poquets de flaques, à la volette aussi dans les secteurs inaccessibles. que le hasard fasse le reste. et je vois à ce paysage mouillé à ces devantures qui coulent net et propre que mon semis sera voué à des vertus glissantes et des essences goudronneuses. il pleut et j'en suis foutaise. toujours nous vivons nos temps à l'envers, comme si nous n'allions rien partager que le dépit railleur de quelques poèmes, nos graines mûres à cheval sur l'arête du ciel