poematique expiraTOIre
dresser le voyage sur les épaules. un plein sac de pas et le poids des gravières. marcher mains dans la ravine et tremper la falaise. les eaux ruissellent comme des gazelles glacières et le sol dérobe tous mes chats, ces petites roulures d'affection. je tire ma lourdeur sur des pentes vertébreuses, remontée mécanique du puits aux jambes coupées. le corps allonge ses désirs à la petite semelle, l'esprit pédale un azur de circonstance. j'imprime sur le chemin le crissement de gravats de mon être qui cherche ta conquête. route talochée route de rendez-vous manqués. ce qui devait voler rase désormais des parcours de poussière.