poematique expiraTOIre
herse des heures
éparpillage
la nuit est un champ de cornes et de naufrages qui dégomme mes mots les uns après les autres
rêves effrités de boue
racines et vieux cailloux dorment dans un chiffon de sueurs et je veille pour les socs et les restes d'argile
le temps est à suspendre le vent dans un souvenir
deux mains pincées en oiseau
un temps à trouer d'une pointe de langue les histoires et les paroles
jusqu'à ce qu'elles fassent bouche contre la tienne
chaque fois que je pétris l' air de ces riens mobiles
j'entends comme un chuintement mon âme qui dérouille.