poematique expiraTOIre
marche courte distance. estimer en moi les chevalières de pas pour me rendre vraiment. me livrer? comment gravir le ciel avec les dents, mâchoire cramponnée. tout serrer et se hisser à la force de l'idée. comment franchir la limite, dépasser ma lourdeur..?
marche courte distance. le bras est tendu encore faut -il savoir le rejoindre. c'est long, d'un bras à un autre, presque plus que de se connaître. diviser sans cesse le chemin en quatre et puis en quatre encore et n'arriver à me balader qu'à un cheveu de l'infiniment petit. impuissante à ne sortir jamais de ma chambre.
marche courte distance. je pousse une jetée rauque sur un plan de voyage. cela semble accélérer ma vitesse de déplacement, ce son de moi qui trille le loin où tu te tiens. pour l'instant, je garde encore la chambre mais j'ai mis en réserve mes sommeils futurs et mes épuisements prévus. on ne marche pas sans estimer un peu de nuit à l'étape.
marche courte distance. je voyagerai pour affronter de fausses peurs, des insécurités de bourge. de la route simple, sans vrai danger, sans abîme. pour me prouver que je marche? avec ce possible retour toujours, sans aucun doute, voilà un faux voyage... mais dedans, là au for de ma valise, c'est mon âme prisonnière que je transfuge, c'est ce machin rabougri que j'emmène à la lumière. c'est cette maigreur que je cherche à te montrer, toi l'ailleurs l'autre le lointain ..le nom que tu voudras avoir pour elle.