poematique expiraTOIre
petit crachin du soir. je viens de repoudrer mon joli catafalque. couche de sucre glace sur le seuil du repos.
il fait froid comme en absence. ces ruptures de communication, ces morses trépidants, ce poinçon dans le
braille... mes doigts cherchent les épaisseurs, les reliefs de ton monde. plat pays, disait l'autre...-et je le lui
accorde- c'est l'amour immodéré du plane qui rend mon soir si morne. toucher le coeur vaut-il toucher la
peau? je ne sais pas. peut-être en fait, de cette assurance bien dure quand il s'agit d'étreindre, et de cette
parcimonie éparpillée des ailes du désir, nous ne voudrions jamais avoir à faire le choix? je tamise un petit
coup, blancheur, pureté. on efface les traces en tous sens