poematique expiraTOIre
ce matin, je vais à la soute. escalier en goulet. le descendre. marche marche encore. sentir sous la paume
le calcaire, le gypse. dans les lointains détours, une sorte de flambée. quelqu'un devant sûrement qui
ouvre le puits. je plonge dans la crypte passant de salles en autres salles, un vieux rêve qui m'enfonce
ainsi, de noir en autre noir, avec une faible lueur qui m'attire au fond. je n'ai pas peur dans ce boyau,
spirale bien serrée avec des escales de chapelles dans lesquelles semblent se dérouler des événements
bien secrets. je crois voir de mieux en mieux. me suis-je assez enfoncée pour atteindre une lumière? je ne
sais pas. tout blanchit doucement, une aube comme je les aime. et soudain devant moi la belle grille, en
fer travaillé de coeurs floraux, de belles boucles, derrière elle tout proche un mur blanc. je devine sur le
côté, le début d'un jardin, j'entends le bruit d'une fontaine. je ne vois rien. je suis là tout en bas. au terme
d'une longue descente et le jardin est clos. presque palpable et inaccessible...terminus