poematique expiraTOIre
c'est comme un calvaire qui passe
le dimanche des petits pas
les familles étapent sous le peuple des arbres
stations toutous stations bouche trou
remix des rires des cris
de la joie saugrenue sur les nerfs
je baisse les yeux mes oreilles en tranchée
j'attends le coeur en fusil l'heure de l'assaut
jalouse d'une épaule d'une jetée d'amour dans les traverses de l'ombre
avec mon canon à âme lisse projetant de petits meurtres en tas
gâchette et percuteur à exploser les boites de conserve
les résonances creuses de mon intérieur
bercail parfait d'une solitude de combat
je vise longuement
ma peau au coeur de cible