quand je me serai couchée seins jardinés pour des tulipes de sang mon dos baisant la terre empreinte d'osselets dans ton chemin d'aiguilles
que j'aurai accepté de rejoindre tes graines de lait qui fusillent le ciel
que je serai dissoute et enfin dénuée
quand il me sera facile d'être l'infinie absence le manque de chaque hiver le bateau d'une épaule
quand je me serai perdue dans le crible des mémoires que tu ne prononceras plus mon nom ni même parfois lâché comme une abeille sur tes cordes musiciennes
quand je ne viendrai plus dans ton fleuve secret celui que tu ne montres que vêtu de pirogue voie lactée
tout ce temps ce futur las qui incruste ces instants