poematique expiraTOIre
heure des transfuges
j'avance mon corps Venise chaloupe noyée à l'envers des mitans
le lit vaque tranquille à tes godilles de sommeil
ma laine dans la tienne et nos toisons de suints
on se prend par l'odeur
la bure des absences
tu pousses devant moi le spectre des senteurs
et je lape sur ma peau tes restes de pré
c'est un jeu d'images
pour la chose bien abstraite
je regarde au plafond une frondaison sombre
j'ouvre l'enclos de mes insomnies blanches
tous nos moutons pour y tordre nos doigts
que l'on rentrera ensuite avec un peu de pluie