vain tressage des cours invisibles le flux des eaux ne fuit que chevelures le monde n'existe plus derrière ses mains d'enfant et tellement de doigts pour mieux lui faire barreaux
j'ai mis à mon oreille trois filins funambules la mélodie nouée dans la bouche éolienne son aile lourde me fait rouet de vent j'ai beau dressé mon âme sur la pointe des pieds les vraies vies sont trop loin et seule la vapeur de mes lèvres qui tisse l'inutile