poematique expiraTOIre
semis sous la main. prestidigitations des écueils jonquille, des bandaisons minuscules du gazon amoureux. je respire l'air dressé, les arbres dressés, la terre décalottée d'un désir à l'épreuve du beau temps. foutue saison où les tas morts sont parcourus des souvenirs de sève. foutue saison où tout est poème, oeuf cousu d'ailes et d'envol, où l'amour passe les tamis rauques comme trempent les glaciers entre les étincelles, où j'ai sous la chemise comme un pouls de décharge, l'excroissance en tumeur des cellules amantes
foutue saison qui allonge sans fin ton départ dans des aubes distendues, les mailles lâches- tu aimes tant ailleurs, des femmes vagabondes comme des tours , des espèces percées à la mèche hydraulique-
et puis à l'heure bleue soudain cette poussière humide partout jetant sur mes sens l'évidence d'un devenir d'automne