poematique expiraTOIre
la boule à zéro, les champs et des rouleaux partout. -on dirait la mer avec des papillotes, on a l'océan qu'on peut-. le mien est bronzé profond, tanné, et les paysans sont tous convertis en coiffeurs pour dame. quelques liquettes blanches font des voiles approximatives, les optimistes sont des pédalos Fergusson ou John Deere, monocoques rouges régatant dans les terres. je contemple mon étendue jaune, la ligne brumeuse d'une forêt lointaine. quelques corneilles imitent les mouettes. j'étends mon linge sur la dunette de mon balcon. les marins rentreront avec de l'écume sur la peau, une odeur chaude de poussière farineuse. ils diront les filets serrés pleins, le lendemain à la pluie ou le grain à venir, inquiets comme des trimardeurs exposés à tous les temps.
et moi j'ajouterai un peu d'iode lyophilisé dans la salière.
ceci, je crois est un écho..mais bon faut voir car la moisson est bien la seule activité qu'il y ait dans mon patelin en ce moment et dire que je vais même pas pouvoir parler des vendanges, vu kia pas de vignes...me rabattrai sur les vaches.