poematique expiraTOIre
posons cette ombre à nos pieds
comme ton corps et le mien s'y enroulent
tu sais, est-ce bien ainsi que l'on s'aime?
ta main, ton bras disparaissent dans ma poitrine
en pays de connaissance
et puis vois comme tu couches ton ventre dans le mien et comme il n'y a aucune guerre aucun épi à ce charbon
ton ombre ne demande rien et la mienne est d'accord
je t'aime
poussières noyées
avec ce détour de catapulte qui t'allonge à la vitesse de la lumière
tu atteins le bout du monde et tu atteins le bout de moi
l'ombre avec le soir est plus grande
tu sais, est-ce bien ainsi que l'on s'aime