poematique expiraTOIre
alors, on fait quoi en septembre? on projette un peu plus son ombre sur les maisons et les routes. on sort ses fringues à rouflaquettes, tout le côtelé du corps à corps. on invente des pendules traîne-savates qui sauteront une heure dans le prochain virage. on s'adapte en retirant les draps et en reprenant à l'aiguille l'espace prodigieux du mitan d'un lit. on se dit qu'on en serait quitte, alors, sans achats de pilou. que ferait-on sans septembre, son art délicat de vous pousser dans le talus de la lumière sans que vous ni trouviez malice. il n'est plus, il n'est pas. tango de fin race. le bellâtre a la raie sur le côté; le 21, il remonte sa frange à la gomina. il aura changé de fusil et d'amour, sans rien vous dire. chasse ou cueillette. n'est-ce pas lui, le temps des régressions, des réserves et du boucanage à la brume. j'attends qu'il pleuve, des feuilles et des ailerons de frêne.