ne me dérangez plus a dit le vent échevelant les fenêtres je course de vraies plaines des jardins et même des carreaux où s'agitent d'authentiques baisers ne me dérangez plus lisses transparences fermées comme la lune funestes sables cuits pour des éclats mes poumons sont d'un seul souffle de feu ou de gelures caressant d'impures caresses pétrissant charriant brassant de vives chairs
vos vapeurs de fond de cuve ne sauraient faire hurler le goulot des naufrages je suis ce bruit de corne et la mer qui respire