poematique expiraTOIre
sombre.sombre musique qui tend ses blanches jusqu'à l'orée de la tristesse. pesante tentative d'échappée. cette musique avance, mon corps et ma tombe sur ses épaules. je l'écoute l'esprit à terre, déportée de guerre lasse parmi mes frères, avec cette...
le petit mot de travers. de travers, pas droit , qui ricoche, qui fait son billard, juste avant de tomber pile en face. j'en ai une ribambelle une famille même qui viennent de se mettre sur la piste de bowling.je lève le petit doigt je lève le bras même...
ouvrir le lit comme on ouvre la plage, dune après dune, échine contre échine dans le plumier d'eider. ouvrir le lit et me déposer sur les éponges. bronzer dans un pore à pore avec l'encre. dans cette fente granuleuse où je disparais à la course, après...
Je ne suis pas ta rivière avec des morceaux dessus, gruau de gelures, ni soupe originelle de laquelle on tire sa louchée d’amour. Brassée de restes de fracas et du bruit incessant des chutes. Suis la mousse à peine, la source qui ne sait pas l’embouchure,...
comme un champ dressé d'épieux l'enclos des effroyables tours longtemps je dors agacée, raidie de barres à mine longtemps je pousse, j'enroule dans le lit ma peste longtemps je serre ma gorge, les mots longtemps se couvre l'air, les fûts et les éperons...
nécessité de nacre et de calcaire, je me replie ramasser l'étendue du désastre rouler mes bosses, cigare de fumerolles et de volcan, entre les doigts au centre, le suif palpitant encore, flamme brindille, d'un brasier solitaire point rouge, noir; point...
la phrase, cette chose qui déboule dans la tête, comme un être très effarouché, qui collerait un instant, une fraction de seconde, contre le hublot de mon sous-marin. parfois une algue, parfois un débris, crevette immobile dans ses écailles grises ou...
image tirée de les freres de la cote je ne trouve pas le temps. trouver vraiment parce que je l'aurais quêté longuement et reniflé et flairé.. qu'il aurait été à ma disposition mais après du chemin et une forte poussée de désir créateur. je ne trouve...
Ouvrir la fenêtre. Respirer un vieux froid qui entre, un froid mouillon qui ne respire ni la terre ni le goudron ni l’herbe. Juste le froid, le collant froid qui se glisse par en dessous ou dedans. Je me colle au radiateur, la fenêtre haute à hauteur...
L entement je me fais à l'idée de mévivre, de n'avoir aucun ciel pour y attacher mes semelles. je m'y fais avec une patience sage, l'encouragement que l'on se prodigue dans les silences en se murmurant l'amour à soi-même. je me résous ou je m'applique....
je joue à l'extérieur de moi, aux osselets, aux tarots ou bien la comédie... je fais figures, bonnes figures. cartes sur leurs tables. qui me connaît vraiment? j'essaie même plus de me faire surgir. inutile me dis- je. dans ce cadre précis, j'ai des contours,...
leadersouffle, test de souplesse, de danse agencée à la baguette. chaque répit active un concert plus fort encore. inspiration expiration du monde. la peau de la terre tremble et s'affole -soubresauts fantastiques-, fatiguée, soumise au doigt et à l'oeil,...
Cahors ce 29 juillet à 12 h17 vieille ville restaurant anonyme désormais- clin d'oeil;-) planque à moral sacrée: le bistrot.façonnade ou expansion naturelle. j'arrive en plein boum. la nourriture attend ses bouches et moi qui ne commande qu'un simple...
mon oeil mesure l'espace formes et difformes cornes sur blessures cals de patience les heures étourdies sur mon petit monticule je jette dans cette piscine du pain des couleurs des mots pour faire ventre aux poissons et aux signes parfois comme un oeil...
c'est comme un calvaire qui passe le dimanche des petits pas les familles étapent sous le peuple des arbres stations toutous stations bouche trou remix des rires des cris de la joie saugrenue sur les nerfs je baisse les yeux mes oreilles en tranchée j'attends...
alors soyons fou tranchons l'horizon le ciel levant avec le petit couteau de la table hachons menu le silence suçons ses pattes de cafard jetons nos cailloux au puits jusqu'à plus rien d'écho la forêt est vaste le monde un champ d'où que je fus plantée...
un jour bientôt trop tôt celui-ci peut-être le silence tombera ce sera ce noir masque de faucon enveloppe de derniers mots regards bloqués je finirai je finirai un jour demain je mettrai mon attache au cou sortirai compter l'arbre sur mes doigts en faire...
élastique mon petit pouls saute dans les anges d'abysses malins poissons que personne ne suce oscillant sur des larsens et des décibels aveugles le sens-tu qui se la pète entre des valves d'étangs clandestin des marées lunatiques fronde des rythmes inutiles...
l 'en nuit est sombre maison caverne catapulte sur la blancheur de la mémoire ai-je une âme ou est-ce elle qui m'a? me torture de cette présence anonyme une brise qui chuinte entre mes cheveux l'en nuit ma maison ma couverture pelisse invisible de mon...
perdu le marque -page celui qui marche avec mes trotteuses de temps le petit signet de jouissance qui fait foi sur ta lecture je crains, je suis et se tourne le feuillet de tous mes sens perdu l'instant la fraction et l'infini le boulier roule et ma tête...
lune rognure d'ongle comme un bijou sur une paume nègre lune d'un soufflet qui s'étiole avant de faire cornemuse lune dé fiché dans mon dos comme l'index de lumière d'un dieu poète est-ce le monde qui coule ou ce cerceau d'iris qui suppure pâle toutes...
c'est un chemin d'oiseau qui marche sur les toits le décompte des tuiles sur la plaie du jour mon ciel n'atteint qu'un rebord de fenêtre et je suis à l'appel d'air je lève mon âme en drapeau sur des radeaux perdus le naufrage de coton de toutes ces éponges...
nulle part de soi qui s'envole et bat de l'aile nue tranche de n'importe où à mettre en ses dents nulle part du rendez-vous perdu sur le javelot des lignes blanches tranche sectionnée entre néant et monde ce point zéro du baiser sur des adieux de guêpe...
cette voix d'ailleurs qui monte du fond de moi t'appartient peut-être sans doute l'as-tu oubliée ici avec ce parfum de terre et cet accent de la glèbe ce bruit que sculptent tous les silences tant de torsions pour lire tes semelles je bascule sous les...
le ciel fermente un alcool de pomme déconfite l'amertume des oranges glissée entre les anges flottaison sur des souches d'escalier qui grimpe les rampes et serpente un céleste atomiseur tague l'espace et inscrit des présences en chemise de parfums c'est...