poematique expiraTOIre
image tirée de les freres de la cote
je ne trouve pas le temps. trouver vraiment parce que je l'aurais quêté longuement et reniflé et flairé.. qu'il aurait été à ma disposition mais après du chemin et une forte poussée de désir créateur.
je ne trouve pas le temps qu'il me faudrait pour comprendre pour m'enfoncer dans l'écrit, dans les failles de l'écrit. d'y mettre l'extrême dose de foi ou d'attention- est-ce pareil?- que je pressens devoir y mettre mais qui m'échappe parce que je suis soustraite sans cesse à ce que je veux. cela au profit de volontés autres que les miennes et de pouvoirs plus forts aussi...
je me rends compte que je suis dans l'antichambre des gens de lettres. - des gens de communications ou de messages faudrait-il plutôt dire?- que je reste comme une patineuse sur la marge de la glace et que je ne connais même pas l'eau qui la constitue.
des gens partout ont et tiennent des discours qui me laissent échouée. je devine qu'avec plus de temps, d'investissement dans le texte, j'aurais de l'écriture une perception nettement plus fine et pointue.
mais ne pas me dire que qui cherche trouve. ce n'est pas de cet ordre-là qu'il y a empêchement mais vraiment de ne pas être dans le bon sablier.