poematique expiraTOIre
comme un champ dressé d'épieux
l'enclos des effroyables tours
longtemps je dors agacée, raidie de barres à mine
longtemps je pousse, j'enroule dans le lit ma peste
longtemps je serre ma gorge, les mots
longtemps se couvre l'air, les fûts et les éperons contre la lueur
longtemps je serre mes yeux, le noir
longtemps je drape le désir, cils cousus
longtemps éclosent des naevus et des armures rouges
longtemps les épingles fichées dans mes trous par volée de shrapnel
comme un pays de bêtes et de fouets
troupeaux du cavaleur de culotte
du glacier
les pierres remontent les frondes comme des saumons de l'amour
longtemps le jeu du solitaire où se bouchent les fosses et finir dans le vide
colère colères
ma colère est une pièce immense
dont on voudrait me voir dépecer les douceurs
longtemps je serre les gestes, explosion ultime.