poematique expiraTOIre
le Messager - the Go-Between - de J. Losey tient une place très spéciale dans ma mythologie personnelle. on a tous, j'imagine, comme ça deux ou trois choses qui se révèlent au fur et à mesure de la vie avoir été des marqueurs indélébiles. ce film fait...
article tiré du site de la revue DECHARGE avec la permission de Claude Vercey>>>>. link I.D n° 444 : Le retour des croquemitaines (Début de chronique, à paraître en juin 2013 dans le prochain Décharge) L'élection, au titre de revue-du-mois , du Palmarès...
le choix des ombres. faire de la place dans leurs nombres. un tri à l'ongle, par petits tas et grosseurs. pile de cafards. pile de chagrins et la soucoupe rase des secrets. inventaire de saison. où en est la nomenclature des mutismes? doit-on faire état...
Giovanni Merloni- poète romancier architecte et peintre Le portrait inconscient /blog 067_Je soutiens mon corps de pantin blessé Hilton, Balduina, Pineto, documentaire de Giovanni Merloni avec la collaboration de G.P.Rossi et du peintre Fumelli. Photo...
sur une musique de clint mansell voix annaj je coupe les cheveux de mon âme, les anges ne sont plus d'accord pour mes boucles et mes noeuds coulants. je le fais à la grosse cisaille. ils sont durs comme des roseaux qui s'inventeraient un étang. il faut...
désincarner le temps. je n'ai plus de figure, abstraction à l'éponge, la peau chavire dans son démaquillant. un peu d'eau et le tout au siphon. je poursuis la désintégration lente. les pigments de peau les rouges sous cutanés, liquides et dissolvants....
je voudrais tant reprendre pied sur la mer. marcher ainsi légère mousse sur belle écume. chausser à nouveau des mocassins vagues, pantoufles de transparence pour la valse des heures. installer sur le vent des transats dorés jusqu'au déclin de Venise....
seedorf ce matin après un oeil de bière dans le verre de la lune le khôl café du jour dans la porcelaine rond de serviette noir que je serre entre mes mains avant d'entamer l'ordinaire transfusions du sang d'encre dans mes veines former les paupières...
entre les hommes et les femmes ne sera-t-il donc jamais que question de savoir lequel des deux est enculeur et lequel enculé? ce jeu du pouvoir qui s'étale en beaux discours, en hautes luttes bien entendu comme dans tous les jeux de domination. on soupèse...
tant bien que mal, resister à ce doigt qui appelle. penser petit penser serré et garder l'horizon dans la forme de mes lacets. le temps n'est pas en faveur de ces coups de chaud qu'on propage dans les contagions de la langue. les veines sont en phase...
rendez-vous avec moi-même. nous devions nous voir à 20 heures. je devais arriver pile à l'heure mais moi j'étais en retard. j'avais des choses à me dire, des choses urgentes à régler. j'étais dans une autre histoire, à m'en foutre de ce qui m'arrivait....
de chaque coup du vent, mon bouleau subit les répliques scribe docile des sévices l'air de rien miraculeux transcripteur de l'invisible caresses ou griffures longues fouettant le sol ainsi pour un autre insaisissable ai-je moi aussi ma fragile transparence...
bloquer les mythes. érection de paroles comme d'indéfinissables parcours zigzaguant sur mes terres. flipper incertain dans lequel je navigue sans y pouvoir. tentation de croire en quelque sens, alors qu'il devient de plus en plus évident - quand je vois...
photo pattedefree la forêt longe le château. atmosphère écossaise ce matin. on s'inquiète de son ombre qui semble avoir quitté les pas pour des acrobaties de fantôme. brumisations de gouttelettes. le ciel dégouline. est-ce l'hiver vraiment ou une fin...
recevoir une lettre, presque une bouteille à la mer, échouée entre mes ongles. décacheter la colle fragile qui aurait lâché tout bientôt, après ce blanc voyage, coquille marine à la recherche d'un peu d'air. j'aurais mis le nez dessus, dedans. j'aurais...
groseille menthe, boire la couleur. me tatouer l'intérieur positif. oublier les vertus noires, les nids à déconfiture. groseille ou fraise ou pistache. quelque chose de doux, de doucereux. me raconter des conneries ordinaires, genre le printemps, ça fait...
les médias vous ignorent. nulle part , un retour de votre situation. l'indifférence est de mise. le Québec une anecdote, et sans suite. j'écoute je regarde je lis: votre révolution d'érable n'est qu'un conflit d'étudiants capricieux au pire , teigneux...
advenir. tout finit par remonter. les pensées enterrées vives ont fait des radicelles, des tubercules pleines prêtes à fendre l'épaisseur du tombeau. on voit bien des esclandres verts surgir dessous la neige ou parfois le bitume. les espèces fortes cherchent...
nouvel-an: nom masculin singulier, s'articule lentement au rouge baiser, lèvres appliquées à des addictions parfaites. je tiens le rang, je le dis, je conjugue ou décline les voeux du jour, bouche à bouche à gober bien frais, tête au cornet. pour l'an,...
des illusions des petits mirages qui éclosent derrière la pensée. je prends à la poche ces éclats pour nourrir mon oiseau ou mon chat.- plus antithétique difficile à faire- la bestiole avide qui loge dans ma tête et me remplit de plumes velues. je regarde...
...nage une raie manta, surprise en plein vol je n'arpenterai pas les allées contrites des églises n'irai pas brisée à mes jointures en tirant mes hanches -lourdes barques comme des sacs de sable épongeant la jetée compter sans fin les grains de buis...
quai aux briques gaz à tous les étages.- avec l'eau courante sans doute- c'est écrit là devant mes yeux. installée à la terrasse du Publico, rue des Chartreux. je suis revenue sur mes pas. je lève la tête et suit les émanations tranquilles et doucereuses...
www.toutlecine.com zone idylle entre verdure et petits pas j'essaie le trottoir si mal famé on m'a dit que le balancement de l'âme a des percussions d'escarpins. je joue des caisses claires et du pavé désarçonné et en effet l'âme est bercée et heureuse....
en voilà un pour grossir les beaux jours. 21 mars, la parité des lumières. mettre un pied dehors, orteil délicat dans des mules de sable. pointes rouges au coeur des premiers gazons. je revêts le trenchcoat poreux des femmes perméables. corps aux petits...
quand j'étais sur les bancs de l'école, apprenant l'histoire grecque et latine, je me souviens avoir eu le sentiment d'un grand mystère en prenant connaissance de cet étrange châtiment qu'était la damnatio memoriae, l'ostracisme des âmes. j'écoutais ces...