poematique expiraTOIre
je voudrais tant reprendre pied sur la mer.
marcher ainsi légère mousse sur belle écume.
chausser à nouveau des mocassins vagues, pantoufles de transparence pour la valse des heures.
installer sur le vent des transats dorés jusqu'au déclin de Venise.
aimerais passer mon doigt dans le cercle de feu d'un soleil lâche.
clore ainsi les lèvres pour détendre la lutte des aubes et le matin sur les épaules, lourd de mes anciens mots.
je voudrais cette foi qui ne s'invente pas. cette foi en l'aile du goéland,
d'un autre forcément
et non cette chimère- il y a bien assez de nuages.
je voudrais ne serait-ce qu'un doigt d'eau pure pour y noyer mon île.