poematique expiraTOIre
groseille menthe, boire la couleur.
me tatouer l'intérieur positif. oublier les vertus noires, les nids à déconfiture. groseille ou fraise ou pistache. quelque chose de doux, de doucereux.
me raconter des conneries ordinaires, genre le printemps, ça fait du bien le printemps.
laisser glisser. me tacher grave irrémédiable. impossible à enlever. reprendre le jus d'enfance. passer le cap des sévices et poursuivre. de l'autre côté, la mer est bleue perroquet.
imaginer un ensemble sympathique et désinfecter mon col oesophage. plonger l'arc en ciel dans l'acide. compter sur les enzymes pour désintégrer la lumière, l'arc-en-ciel. espérer une rapide ingestion médicamenteuse. compter bien vingt minutes avant un début d'efficacité. puis me détendre. cocktails, suppositoires qu'importe!...
lutter lutter avec les moyens célestes contre les emmerdes noires, les envahisseurs à 6 ou 8 pattes, les ailées élytres, les componctions de l'obscur. muter commuter luce.
ingérer mon bol d'abeilles, prendre un coulant de sucres. piqûres en vrac, partout sur les parties invisibles du moi. gonfler, levures de souffrances.
respirer court. endurer l'extension de ma peau, artifices au dard. laisser l'intérieur décoller du squelette. rougeurs jaunes.
le désir n'a plus rien du mec mauve. il est grenaille saignante sous la peau.