poematique expiraTOIre
en voilà un pour grossir les beaux jours. 21 mars, la parité des lumières.
mettre un pied dehors, orteil délicat dans des mules de sable. pointes rouges au coeur des premiers gazons.
je revêts le trenchcoat poreux des femmes perméables. corps aux petits trous qu'on va semer de fraîche et de courants neufs. j'ai mis mon veston reversible côté fleurs, mes arguments jardin. j'ouvre mon entreprise d'élagage dans le tas fou. faire monter la lumière par les vases. par les ciboires des tulipes. les grandes mauves et les bouchées baiser guerlain que je secoue négligemment sur la table. je pique au nez des freesias et jacinthes, envoûtement têtu de l'espace. il faut laisser le Grand Parfumeur commettre ses erreurs lourdes avant l'affinement prochain des sucs roses. après les saveurs d'encens des morts , à reprendre à chaque neigée, ces fautes de goût sentent bon la jeunesse.
la journée s'annonce cocktail et party. je suis prête pour la célébration sans manière, chapelaine des nivéoles en chorales groupées. ça y est oui, je suis prête Printemps.- il a dit Sucre du Printemps- je tends ma tasse des vieilles tisanes rêches. 2 morceaux s'il vous plaît...