poematique expiraTOIre
désincarner le temps. je n'ai plus de figure, abstraction à l'éponge, la peau chavire dans son démaquillant. un peu d'eau et le tout au siphon. je poursuis la désintégration lente. les pigments de peau les rouges sous cutanés, liquides et dissolvants. je fais fondre l'image. et mon visage s'échappe discrètement de ce qu'on peut en saisir. j'accède à la transparence mauve des veines du décor.disparaître dans ma fatigue, comme on choisit de rejoindre ses flaques, goutte à goutte sans résister au grand jeu de la pluie. je laisse se départir l'amour, il a trop mal aux ailes