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poematique expiraTOIre

cardio

l'important c'est de sentir que ça bouge, que le corps ne reste pas à l'arrêt que la route se déplace, qu'elle roule sous moi. n'importe quel mouvement mais un déplacement, une déviation.  l'ordinaire ne peut pas cimenter ainsi les semelles. avancer ou reculer mais pas ce grippage qui rogne le sens, la direction même...

la journée est passée d'un bleu claquant jovial à un morne blanc qui se démarque à peine des grisailles.

j'enfourche le vélo d'appartement. je m'en prends plein les pédales. montées descentes, tout cela c'est du pipeau que j'avalerai sans problème.

je voyage avec les mêmes névralgies de narines, le même souffle qui fait péter les larmes au coin de l'oeil, la même intensité d'efforts et ce bandeau vif froid qui serre la tête.   pareil.

j'écume les routes  avec mon Googleroom sans  effets de caméra. je fixe la fenêtre.

en y songeant très fort, j'atteindrai sûrement la porte de ma voisine avec sa lumière éternelle  dessus comme dans les églises. j'atteindrai le voisin en planque devant l'ordi ou ferai même le pâté de maisons du quartier des retraités.

pas oublié non plus mon ravitaillement  fenouil rose qui macère durant les 3/4 d'heures de cyclotron.

le temps défile.

j'écris de la pédale comme sur une vieille Singer, cousant à la fois les mots et la route imaginaire

combien de bornes jusqu'à toi?  une roue à aubes et quelques tours de rayons...


 

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