poematique expiraTOIre
un peu d'eau, thé, tisane... rien qui puisse emmener son petit monde hors des sentiers naturels. vêtue de ces nuances plates, je tente une sortie. dehors, on m'a promis un goût âcre, une amertume d'endive, un hoquet poivré. j'y vais donc vers cette journée d'épices et je brûlerai quelques piments dans un encensoir. on me cherche on me trouve, je me cherche mais n'y suis pour personne. tirage du menu à la carte: l'avenir est bien meilleur revenu aux petits oignons. passe-moi le sel! et tant pis pour mes artères et mes anévrismes pauvres! j'ai besoin de sentir brûler ma gorge, la langue s'alourdir et le pharynx aux abois. me faut écrire ce matin avec du barbelé importé des routes de la soie.