poematique expiraTOIre
ce goût de nacre des histoires, quand on suçait nos boutons de chemise, en chien de fusil, en retournant l'ourlet pour mieux s'endormir. ces grandes basques dans lesquelles on traînait, nous croyant immenses, maîtres du destin.
ce goût de bonbon éternel que cela avait... comme on songeait alors être capables de polir le galet de sa petite vie, à coups de langue, en rêvant. vider maintenant sa maison de l'enfance, l'impossible labeur. parvenir à ensabler toute sa plage en croquant ses cailloux. la belle concasseuse! mon océan ressemblait à un champ de blés, mes bateaux avaient des cloches au cou et ce qu'il reste de ce temps je l'ai craché sous une pierre pour que s'en aille mon point sur le côté.
pour Saravati si elle repasse par là, bien sûr.