poematique expiraTOIre
la prairie de lait d'un ciel désert dessine bien plus qu'un mouton. je marche sur une terre pommelée de lune et là-haut je relie les points numérotés de quelques étoiles pour un rêve allumé. si vous le savez, dites-moi comment se fait-il qu'aucun humain n'ignore jamais la beauté d'une nuit? et pourquoi sent-il alors l'euphorie triste d'être vivant? je lis entre les zodiaques un avenir froid, tous mes plans tirés s'effilocher en queue de comète. petite planète Terre des fourmis et du coeur étroit, novembre passe et je ne peux l'atteindre.
un ciel mauve avec ce frisson de rouge dans le lait du ciel.
l'aube nous déchire chaque matin de notre liaison triste et noire
la nuit finit
endosser maintenant un peu de lumière