poematique expiraTOIre
me lever avec le cou bleu d'un jour peut-être beau et chaud. entrer ainsi la tête haute dans l'uni vert et dans le détachement d'un peu d'air qu'est le ciel, les pieds enfoncés dans le quotidien. je me sens tige , verticale, dressée. c'est assez rare...
mon étrange outil dans la main. trop petit, glissant, lisse, dont je n'arrive pas à retenir le corps. il va m'échapper. même en serrant les doigts, il s'enfuit et m'esquive. oui lui, ma plume métal. je prends le poisson par les cornes et j'y vais d'un...
vous le raconte, à vous lecteurs, parce que ce sont des choses qui peuvent bien -n'est-ce pas?- brûler en vous comme une autocombustion, destructrice, et qu'il est bien peu humain de devoir le vivre sans épaule pour recueillir ce chagrin. c'est comme...
encore un être son pas méthodique, ses phalanges au millimètre du vide noire, je suis noire, dit-il avec son aune de chapeau et sa pochette de sueurs il pose mon ombre sur la balance ce pesant de paupières cet autre côté de la tête regarde descendre l'écuelle...
nomade chemin des murs sous l'onde du doigt je tourne ainsi ronde de barreaux avec bâton pour monter à la tête des ritournelles d'encre des bracelets des ceintures le noeud coulant du ciel en haut trop haut encore mais j'approche des ampoules Dieu est...
Toutes les lettres commencent par …cher…chère… Vais-je la débuter ainsi… chère Anna ? … Plus rien ou presque ne me lie à toi petite fille oubliée, je crois, un matin bizarre où le monde t’a montré qu’il ne se laisserait pas comprendre. Tu étais sûrement...
bien souvent écrire se résume à essorer des pierres. je distille à l'eau de cailloux des alcools qui m'enivrent raide morte et me laissent comme une toupie avant la chute. alambics clandestins à tous les débours, j'active le brasier, choc d'étincelles....
image tirée du site figaro.fr pierre, la pierre encore recel d'un peu de mort à mettre dans ma poche ensemble raide du sable qui passe respirer le bloc monochrome qu'est le chemin l'effort surhumain d'y chercher l'air. pierre, dans les déchirures de la...
panoplie de grimaces, ma conversation avec le miroir. ce visage à la terrible inconnue. énigme de photo ratée, des tirages, des épreuves barrées de noir. il y a une ébréchure pour ma pénitence, ce qui semble justifier la lèpre dans mon tissu amoureux....
tu ne vis pas parmi mes hanches mais ton front posé contre ma bouche ensemençant les steppes du poème j'écoute grandir une souris qui danse quand nous mourrons ainsi accouplés d'épaules à remonter chaque nuit et chaque aube nous tentons de regards affamés...
ciel frileux. derrière un mur sans fin. les bouquets de pluie se dissolvent, je tente couchée de rattraper la vie. soleil noir de couverture, chaleur handicapée. je me serre contre moi-même. le chat pousse ma plume. il semble plus inquiet encore que moi...
à la sortie du texte, prendre un raccourci avec moi-même. quel héros quelle vie...! me sentir habitée potion saignante dans les organes. j'ai vécu. un temps, un espace vertical causant droit dans le poste à poème. je sors d'entre les pages, emplie des...
les coalitions se font, se bétonnent. mortier fort et lances intérieures. on les sent. on les entend, rumeurs mauvaises travaillant régulièrement à l'exclusion, principe obscène. il y a d'abord le beau jeu qui instille le fiel séparateur, poison à la...
image sur théâtre.chelles.fr folie est danse épileptiques javelots de la transe folie tient haut le pied le bras et les écarts jambes qui claquent avant chaque nouvelle prise folie de la pointe, je danse sur la langue et toi ton sexe que l'axe de la Terre...
poisson sec et crawl dos la piscine est en l'air tuba d'azur avec grand arrosoir j'ai le regard pardessus et les vagues nuages une foison d'écailles sur mazout de bronzage croisière dans un gazon mouillé crudités et salades je file avec arêtes entre les...
je n'ai pas d'univers. ce serait trop pour moi. pas de monde non plus. comment ferais-je, quand je me subviens à peine à moi-même. pas de jardin secret, de maison. peut-être une chambre et encore, la seule qui soit mienne est perdue quelque part entre...
La nuit sort de son presbytère âcre maintenance d'une frégate de lune le matin tousse à perpette c'est mon hiver le régent de mes partitions d'air signal crac j'immole mon dernier otage de rêve enfourche ma sorcière pour sacrifier au gage de beauté mes...
texture matinale. je plie mon origami de vocables, rêve axial sous les doigts pour des cocottes en papier. plumaison de sons et d'oiseau sous ma fenêtre. cela chante bien sûr avec des battements de poumons et des haltères aiguës pour soulever la nuit....
mesclun de sens tous confondus. le corps joue aux ramasse-miettes, des bris de peau, de sons, de ces odeurs que l'on cherche au détour, tout est bon pour tenir. visionner dans le cadre des doigts une part d'image et tenir. la beauté en résidence. quelque...
je dors à côté de ma tombe, plus loin des festivités je pétris le coup dans l'eau sérum piqué sans cesse ça fait des ronds je tourne de gauche je tourne de droite je mouline à fond de bras le bassin ne sort pas de la chambre petit rameur des chenals de...
les trois sapins décompensation immédiate dans le surréel supérieur. couloirs ouverts , les drains du rêve sont branchies et je respire à pleine eau, de la pluie de l'océan et cette mer salée qui te fait du chemin. je manifeste à fond d'éventail, tamaran...
dimanche je recense mes rhumes de lingerie ces irruptions de mamelons dans la lacerie des jours innocences impudiques de lycoperdons passant l'oral avec leurs mélodies plucheuses et leurs souffles de poudre j'ai rancard à la pharmacie moi la préfète des...
profil chinois, l'ombre nous découpe parfaits pochoirs sur nos histoires tristes. pourtours ciselés de vide au moule c'est fou comme nous sommes lisses quand la lumière passe depuis l'horizon et nous jette crachés sur des voiles au vent. visage indistinct,...
suivre la veine du voyage. l'intérieur en peau d'aorte , un battement sur les cassis. Petit Véhicule sursaute et déjante. chaloupe à suivre le doigt contre le mur- toujours tenir sa droite sans jamais lâcher la brique. suivre suivre poursuivre paupières...
Pour faire fi de ces concrétudes amidonnées coups de brosse. l'étrille sur le canasson du jour. à coco bidet, les jambes arquées tonneau.je suis sur la mule à la traîne des Don Quichotte, avec mon pesant de réalité et mes terre à terre. Les femmes c'est...