poematique expiraTOIre
nomade chemin des murs sous l'onde du doigt
je tourne ainsi
ronde de barreaux avec bâton
pour monter à la tête des ritournelles d'encre
des bracelets des ceintures le noeud coulant du ciel
en haut trop haut encore mais j'approche des ampoules
Dieu est un réverbère
je visse ainsi la nuit à la grande tenaille
je visse et me visse pareil
torchère de lambeaux
à la boucane sourde
ce sont les mots qui gagnent la bataille
qui n'ont pour surgir que le jus des entailles
mots refuge, corpus des étreintes
petits supplices de la roue des jours.
les mots lentement prennent leur rôle à coeur, font présences uniques, des éruptions dans les geysers du silence. compagnie des pilules douces amères, me poussant en petit tas vers mon épave.